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Mme NADIA ELBOUAAMRI

Nadia El BOUAAMRI est directrice de l’ESIG Casablanca. Elle préside

aux destinées de cette Ecole depuis février 2008. Animée d’une volonté

de faire la différence avec les autres écoles, elle nous livre ici quelques

échanges sur sa vision des choses.

L’ESIG Casablanca en résumé ?

C’est un établissement d’enseignement supérieur, pionner en termes d’enseignement

du management. s’agisse de diversité de formations, de partenariats nationaux ou

internationaux, d’innovations  pédagogiques. L’ESIG c’est tout cela. En d’autres

termes, je dirais que ce qui caractérise l’ESIG Casablanca c’est sa culture

d’entreprise, ses valeurs et son âme ; tel un sphinx, on a toujours su s’adapter.

Je souhaiterais rappeler que nous en sommes à notre deuxième extension de

campus, témoignant s’il le fallait de notre dynamisme permanent et de notre

volonté de répondre à l’évolution du marché (augmentation du nombre de

bacheliers, exigence de profils recherchés par les entreprises…)

Je dois dire que diriger une Ecole comme l’ESIG Casablanca n’est pas de 

tout repos. Cela revient à diriger une entreprise comme le ferait un manager

avec des objectifs, des obligations de résultats et en respect de nos valeurs et

de notre mission de formateurs.

C’est ce que je m’emploie à faire tous les jours avec l’équipe pédagogique

et administrative, pour répondre aux attentes de nos étudiants, de leurs

parents, du corps professoral et du marché de l’emploi marocain. L’ESIG

Casablanca c’est :

Plus de 500 étudiants,Plus de 20 collaborateurs, Plus de 60 professeurs universitaires

et experts professionnels, dont 15 permanents,  Plus de 25 ans au service

du développement de compétences.


Quel est le positionnement de l’ESIG et plus particulièrement de l’ESIG Casablanca ?

Casablanca reste la capitale économique et donc un des plus grand marché en termes

de besoins pour l’entreprise. C’est aussi là où tout se passe, tout évolue rapidement,

nous sommes quelque part une “Silicon Valley” de l’enseignement et de son évolution.

A l’origine, l’ESIG formait des BAC+3 car cela répondait aux besoins du marché local.

Nous devons noter également que pour l’ESIG nous avons toujours eu une offre

en cohérence avec les orientations de la politique d’enseignement supérieur au Maroc.

Il est arrivé un temps où les formations BAC+3 ne répondent plus aux exigences

du marché de l’emploi. J’estime pour ma part, et c’est la vision de l’ESIG, que former

 des managers en 3 ans s’avère insuffisant. C’est pour cela que nous avons prolongé

la durée du cursus pour pouvoir préparer nos lauréats à un cycle réel de manager de

demain. Il y a certes des techniques à apprendre mais elles évoluent sans cesse,

la capacité d’adaptation doit suivre, c’est aussi des   démarches méthodologiques

à mettre en œuvre et des expériences de résolutions de problèmes à vivre

et à évaluer…

Cela requière un processus de formation bien pensé ; dans son contenuet dans le temps.

Dans le monde, nous assistons quand même à un retour des formations courtes ?

Oui vous avez raison, car cela apporte une dose d’assurance à l’étudiant et même aux parents :

cela permet d’envisager une réorientation. Nous examinons cette perspective avec beaucoup

de sérieux au niveau de l’ESIG mais avec des orientations professionnelles. Cela étant, notre Groupe

“RESO Education” , dans d’autres domaines, offre des formations de courte durée. Peut être est-il plus

facile dans des formations techniques de le faire. Pour ma part, une formation de manager de haut

niveau demande du temps, car c’est un état d’esprit qu’il faut forger.

Nous assistons de plus en plus à des formations en alternance aussi. Cela est possible sous

une condition essentielle :

que les entreprises acceptant de jouer le 

jeu, c’est à dire d’ouvrir leurs portes à la formation opérationnelle.

C’est là aussi une piste que nous analysons et que nous introduisons progressivement.

Je peux vous le dire que d’ores et déjà, nous appliquons une forme “d’alternance organisée”

avec nos missions terrains pour nos étudiants.

Et vos Cibles ?

Nous pouvons affirmer que l’ESIG Casablanca forme 4 types d’apprenants clients.

- Les bacheliers animés je dirais d’un esprit gagnant avec de réelles prédispositions à s’investir.

- Les cadres en activité qui veulent donner un élan à leur carrière au travers de MBA ou Master

de gestion de projet.

- Les Entreprises au travers de la mise à niveau de leurs cadres (Formation interne) ou de formations

à la demande.

- Les dirigeants avec nos formations de coaching.

Comment vous distinguez-vous par rapport aux autres écoles d’enseignement supérieur

sur la place de Casablanca ? Sont-elles vraiment des concurrents sur le marché de

l’éducation supérieure ?

Permettez-moi avant tout de vous énoncer nos 4 critères de différence.

1-Notre philosophie de l’enseignement :

l’ESIG accompagne le potentiel des apprenants clients. Il ne s’agit pas de faire le plein mais de

sélectionner les étudiants pour qui nos jurys auront décelé un potentiel. Ce dernier, je le résumerais

ainsi : Etre passionné et surtout vouloir s’impliquer et être accompagné pour réussir. Je parle de la

réussite au sens global, c’est un tout. C’est aussi notre manière d’accompagner.

Qu’il s’agisse de notre pédagogie active, de la qualité de nos enseignants, du pragmatisme

au quotidien, tous ces éléments militent pour des méthodes d’enseignement modernes.

2- Nos méthodes d’enseignement :

N’oublions pas, nous sommes une « école » en matière de méthodes qui s’appuie sur

un partenariat avec des écoles nord américaines. Nos méthodes nous dictent d’être

en permanence efficace et nous raisonnons par objectif. Cela veut dire quoi

exactement ? Nos professeurs ne sont pas des “maîtres” tout simplement. Ils doivent

avant tout planifier leur enseignement par rapport à des objectifs et évaluer l’atteinte

de ceux-ci. De ce fait, nous sommes en challenge permanent sur nos méthodes

que nous enrichissons régulièrement par des échanges intra-groupe ou par appel

à des compétences spécialisées dans ces domaines, ou encore à travers l’implication

de l’entreprise dans nos jurys d’évaluation de nos programmes et de nos lauréats.

3- Nos campus :

Nous sommes dans l’obligation de dérouler nos standards de formation

dans le temps au gré des méthodes et problématiques, et dans l’espace au fur et à mesure

que nous grandissons. C’est là une essence qui particularise l’ESIG. La gouvernance

et la mise en place des normes de travail guident notre action au quotidien à l’ESIG de Casablanca.

4- Notre histoire:

En réalité, l’histoire de notre existence nous a permis de capitaliser,

d’aiguiser notre expertise. Ce sont des années de training, define tuning au service

de nos étudiants.

La concurrence ?

“Je vous dirais que les autres écoles constituent une pression concurrentielle permanente.

Tout dépend de la manière dont on la gère. Pour nous à Casablanca, c’est plutôt une

opportunité de « benchmarker » en permanence.

La concurrence a du bon lorsqu’on est “sportif” et “bon joueur”. A l’ESIG Casablanca,

on a un esprit entrepreneur. On ne veut pas être dépassé et donc, on se bat pour

que la pédagogie triomphe pour des formations pragmatiques et opérationnelles,

pour des entreprises marocaines à la recherche de compétences.”

Finalement, les entreprises marocaines qui sont vos clients quelque part, ne 

recherchent-elles pas des lauréats formés à l’étranger ou du moins

préfèrent-elles ce type de formation ?

Je pense que la problématique des recherches de compétences ne se pose pas en termes

d’arbitrage des origines de formation. Pour moi, il me semble que l’entreprise marocaine pratique

une catégorisation des profils : public-privé, local-étranger. Il est vrai qu’à cela s’ajoute la réputation

des formations. L’ESIG Casablanca jouit d’une très bonne réputation et sait surtout répondre

aux besoins de l’entreprise marocaine. Mais nous savons introduire de bonnes doses du savoir faire

des formations étrangères car nous restons attentifs aux valeurs et aux particularismes de notre marché

de l’emploi. Je souhaiterais rappeler que notre corps professoral est composé également de professionnels

qui eux sont sur le marché, qui véhiculent la culture entrepreneuriale, qui font partager à nos étudiants

les attentes du marché. C’est ce qui explique notre orientation vers des missions terrains, des stages

de longues durées. Nos anciens Esigiens sont d’ailleurs là pour prouver que notre Ecole est

capable de rivaliser avec d’autres formations. 

L’ESIG a des conventions avec un certain nombre de partenaires étrangers.

Est-ce un label ou un véritable projet pédagogique ?


Tout d’abord, je souhaiterais dire que nous avons été la première à entamer une telle

démarche. La double diplômation, puisqu’il s’agit de cela, est pour nous avant tout un transfert de savoir

faire pédagogique. De ce fait, nos partenaires participent à notre projet pédagogique sur le Maroc au

travers d’un certain nombre d’actions : l’enseignement puisque nous recevons des professeurs étrangers,

la participation à nos jury de sélection et d’examen, ce qui permet à nos partenaires de mesurer la qualité

de notre travail, l’animation de colloques au Maroc. Comme vous pouvez le constater, il ne s’agit pas de faire

appel à nos partenaires de manière tout azimut, mais de partager et transférer leurs meilleure praxis.

Il est vrai que jusqu’à présent, il s’agit d’un partenariat unilatéral. Nous envisageons très prochainement de

pouvoir le rendre bilatéral, tant pour nos enseignants que pour nos étudiants.


Comment s’est fait le choix des écoles partenaires ?

Nous sommes partis du principe suivant : quel système éducatif répondrait le mieux à la mission de

notre Groupe ? Nous voulions sortir des formations élitistes et nous diriger vers le développement

des compétences. L’examen des différents modèles éducatifs, nous a permis de nous orienter très

rapidement vers le Canada. Par la suite, nous avons voulu « internationaliser » notre formation.

C’est le cas aujourd’hui avec l’Université Jean Monet.

Depuis, nous poursuivons cette recherche de partenaires pour donner toute l’ampleur aux formations

ESIG dans leur volet international.

Me. Nadia El BOUAAMRI

Nadia est une de ces femmes battantes. De formation managériale

et titulaire des diplômes (ISCAE, HEC Montréal), elle entame très vite

sa carrière dans le consulting, aussi bien au Maroc qu’au Canada, pour

rejoindre ensuite l’enseignement.

Spécialiste de la Communication Marketing, des transferts internationaux

de technologies, elle marque un intérêt particulier pour la formation

et la pédagogie. Son parcours la conduit à diriger aujourd’hui l’un des plus

grands campus de L’ESIG. Gageons qu’elle le conduit d’une main de fer

dans un gant de velours.

La majeure partie des écoles propose un concours d’entrée. A l’ESIG, les bacheliers passent

un concours. Ils ont cependant des profils hétérogènes. Comment faites-vous la part

des choses ?

Effectivement, les profils à l’entrée sont hétérogènes, donc riches à mes yeux. Nous n’avons pas la

prétention effacer cette hétérogénéité avec le temps au travers de nos formations, bien au contraire,

nous développons ces différences. Sachez qu’au terme de leurs études, près de 30% de nos

lauréats créent leurs propres entreprises, près de 30% entament des études au Canada, le reste

accède au marché de l’emploi local.

Combien de temps s’écoule-t-il entre la fin de la formation pour un étudiant

et son premier emploi ?

En moyenne il faut compter 5 mois et une fourchette de salaire de départ entre 8000 et 12.000 dhs

selon le secteur.

Qu’est-ce qui motive un jeune bachelier à rejoindre l’ESIG de Casablanca ?

La décision de rejoindre une Ecole de Management est souvent dictée par la force de notoriété qu’elle

dégage, par les échos que l’on en a, par la diversité des filières offertes, par l’espace d’épanouissement

et par les méthodes d’accès. Avec l’ESIG de Casablanca, je peux vous dire que nous sommes dans le champ

des choix des futurs bacheliers. Nos dernières enquêtes nous classent comme troisième choix. Ma mission

est de gagner une place dès cette rentrée.

Et la vie associative dans tout cela ?

Vous savez, j’ai parlé d’espace d’épanouissement qui est en fait un compromis entre la rigueur d’une

école de management et la vie étudiante. Concernant cet aspect, il faut savoir gérer

les différences degénération et trouver l’équilibre. Nos étudiants expriment leur intérêt

autrement : numériquement, verbalement.

L’ESIG est là pour formaliser et les aider à mettre en œuvre leurs envies. Pour moi, ils constituent

(nos étudiants) l’archétype de la génération spontanée marocaine. Et j’en suis fière.

A côté de cela nous avons les activités para-universitaires (A.P.U) qui embrasent des domaines tels

que le théâtre,  le sport, les projets associatifs, le cinéma. C’est même une obligation pour nos étudiants

de s’y inscrire en 1ère et 2éme année.

Une autre manière de participer passe par le projet « 3C » (Créativité, Courage et Challenge). C’est 

le ton donné à ce type de manifestation qui implique nos étudiants. A ce titre, je citerais un exemple

récent, celui d’avoir fait découvrir à de jeunes enfants atteints de surdité et de mutité, de la musique.

Enfin, un dernier volet est relatif à la Junior Entreprise qui englobe des projets à caractère

social (SIFE) ou des projets liés à l’entreprenariat (ACEE).


« L’ESIG, un espace gratifiant »

Quelles sont les ambitions de l’ESIG Casablanca pour les prochaines années ?

Je résumerais l’ambition en disant : l’ESIG acteur agissant, force de proposition dans le monde de

l’Education supérieure. Je suis convaincue qu’il faille se battre encore pour faire évoluer nos méthodes car

le pays est en pleine mutation. Le Groupe ESIG doit accompagner les entreprises marocaines du

fait de la mondialisation, des mises à niveau aux normes internationales, du fait de la révolution numérique.

Nous n’avons pas le droit d’être absent car nos lauréats sont dans cette course. Je souhaiterais continuer

à faire de l’ESIG CASA un acteur pionner en matière d’innovation pédagogique.

Votre dernier mot ?

« L’ESIG est une belle école de Gestion, de challenger qui

accompagne les mutations du marché et de l’apprenant.

On sait aussi apprendre de nos étudiants et cet échange est

riche et constructif.

Diriger une école, c’est passionnant, c’est un espace

gratifiant d’échanges, d’apprentissage réciproque, un espace

humain où l’on doit faire preuve d’intelligence émotionnelle

et cérébrale.

J’aime partager, relever en permanence les défis d’une réforme

de l’enseignement. Je m’y emploie tous les jours pour mes

étudiants, pour mes professeurs  et pour toute la

communauté pédagogique de l’ESIG».


 

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